Le digital se développe dans tous les secteurs et pour cause, c’est aujourd’hui une source majeure de développement des entreprises ! Pourtant, dans les domaines viticoles, cela met plus de temps, notamment du fait de la ruralité de ce secteur. En effet, les domaines n’ont pas toujours des personnes avec des compétences dans le digital pour le développer.
Pourtant, il faut bien noter que 49% des internautes consultent Internet avant de se déplacer en magasin. C’est LE chiffre clé qui met en valeur l’importance de votre présence sur Internet ! Ce besoin constant d’avoir toutes les informations d’un produit à portée de main, à toute heure de la journée, est pour l’internaute un atout essentiel qui orientera son achat vers le produit le plus visible. Aujourd’hui, la capacité d’identification des clients, de leur activité sur Internet, permet aux revendeurs d’offrir un meilleur service aux consommateurs. Ainsi, le principal enjeu de la transition digitale repose sur la capacité à recréer un environnement de consommation propice à la confiance et au plaisir, notamment pour le vin.
Le challenge ? La transparence convoitée par l’ensemble des potentiels acheteurs doit être la pierre angulaire de la communication digitale. Il s’agit de combiner intelligemment l’authenticité d’une rencontre physique à la pluralité d’informations que contient Internet, sans pour autant perdre l’Internaute.
La vente de vin en ligne comme relais de croissance
La vente de vin en ligne poursuit, au fil des années, une croissance rythmée de plus de 30% par an. En 2015, 29% des vignerons indépendants proposaient la vente en ligne sur leur site internet. Cette tendance se confirme en représentant environ 10% des ventes en valeur totales de vin en France.
Cela s’explique en grande partie par l’émergence de places de marchés spécialisées, qui proposent une aide au choix très intéressante pour le consommateur en appliquant des méthodes de ventes bien spécifiques à la vente en ligne. Selon une étude de Fevad/Médiamétrie, 54% des internautes ont déjà effectué un achat sur des places de marché. Cela démontre l’attractivité toujours grandissante des places de marché auprès des consommateurs qui peuvent comparer les différents produits disponibles. Cela n’est pas nouveau mais elles vont beaucoup faire parler d’elles en prenant une part de plus en plus forte dans l’ensemble des canaux de distribution du vin.
Les places de marché en complément de la vente en physique
En 2016, 75% des acteurs de la vente en ligne disposent également de leurs propres points de vente physiques. Cela démontre une réelle volonté du client dans un premier temps de se renseigner avant de procéder à un achat et surtout de proposer des renseignements de manière plus flexible en qualifiant ces besoins sur Internet. Dans un second temps, le client aura la possibilité de se déplacer en retrouvant ce qu’il a vu lors de ses recherches sur Internet ou bien de finaliser son parcours d’achat directement sur Internet. Le challenge pour le vignoble est d’être visible afin que le client reconnaisse ces vins et soit tenté par ces derniers plutôt que ceux des concurrents. Cela se traduit directement dans l’Étude Oxatis – KPMG, qui met en valeur le contentement du client grâce aux propriétaires de boutiques physiques qui ont pu délivrer une meilleure information à leurs clients pour 51% d’entre-eux.
La recherche d’une communauté d’entraide
En 2015, selon une étude Fevad/Médiamétrie, 53% des consommateurs ont recherché des avis et des commentaires de consommateurs pour effectuer le meilleur choix possible parmi l’offre abondante proposée. C’est d’ailleurs Michel Rolland, l’oenologue français, qui avait dit en mars 2015 : “Je crois que désormais, les notes n’ont plus d’avenir. Ça a été une époque. Ça a fonctionné durant les trente-cinq dernières années, mais aujourd’hui elles vont disparaître, parce que n’importe quel dégustateur peut avoir son opinion de ce qui est le meilleur ; ce sera une bonne opinion, mais ce sera la sienne, mais pas la vôtre ni la mienne. Nous allons goûter un vin, et à moi, il ne va pas me plaire mais à vous oui. Alors, qui a mauvais goût ? Vous ou moi ? Nous ne savons pas.” Tout cela démontre que le consommateur s’attache beaucoup plus à la communauté qui lui ressemble plutôt qu’à des experts auxquels il ne s’identifie pas. Ainsi, 7 internautes sur 10 considèrent les avis d’autres clients avant de choisir.
Les tablettes et smartphones comme outils de consommation
Seulement 12% des sites internet de vignerons indépendants sont optimisés pour les équipements mobiles. Ce chiffre montre à lui seul le retard pris par le secteur d’activité viticole alors que les consommateurs utilisent toujours plus d’appareils pour effectuer des achats. Selon Les Echos, 50% des achats issus du e-commerce sont déjà issus de plusieurs appareils et ce chiffre tend à augmenter avec les années. Les revendeurs se doivent donc d’adapter l’expérience d’achat en ligne pour répondre à une demande, en hausse, de l’utilisation de différents supports (tablettes, smartphones…). Cela se chiffre aujourd’hui en 2018 à près de 17 milliards alors que c’était à 7 milliards d’euros 3 ans plus tôt. L’ergonomie sur ces supports permet au consommateur de rechercher facilement, à tout moment et en tout lieu, des informations sur les différentes offres, et bénéficier en quelques clics des meilleures offres. Le mobile est selon une étude de Fevad/CSA, un moyen pour 60% des clients de s’orienter dans les lieux de revente physique, en comparant les prix, consultant les avis clients mais aussi les caractéristiques techniques. La tendance d’augmentation des achats, via ces outils, est un vrai challenge à relever pour les domaines viticoles. C’est pour eux un tournant essentiel pour bien se positionner et bénéficier d’une exposition de premier plan.
La digitalisation du milieu viticole est en marche depuis quelques années et c’est un point essentiel pour les domaines que de proposer une expérience d’achat digitale aussi bonne que les achats directement au domaine.
Cela concerne l’achat de vin mais aussi celui de prestations oenotouristiques qui connaissent un fort développement. Etant donné les habitudes des consommateurs pour tous types d’achat, ceux liés au vin se doivent d’être également à la hauteur. C’est un véritable challenge à relever pour les domaines ! Certaines start-ups, comme Les Grappes, se sont ainsi lancées pour accompagner les vignerons dans leur transition digitale.
Sources : Etude SoWine 2015, E-Performance Barometer BEM KEDGE Business School
